A la question « comment pensez vous supprimer votre trac ? », j’ai répondu : « je ne vois qu’une solution : supprimer le public »

 

A propos de mon look, on m’a demandé « Que comptez vous faire avec vos cheveux ? ». j’ai rétorqué « Une épilation totale »

 

Sur mon style :

-        «Comment vous définiriez vous en un mot ? »

-         «Comme un ton »

-         «Un thon ? »

-         «Enfin un ton différent, je veux dire ! »  

 

Suite à une représentation, une spectatrice qui m’avait vue dans un autre spectacle m’a dit « je vous ai trouvé…mieux maquillée que la dernière fois »

 

Après une audition dans un cabaret, le patron m’a fait cette remarque « Je crois que vous devriez chanter, ça rapporte plus. » Je lui ai répondu « Vous avez raison, je vais me mettre à la peinture. »

 

A quelqu’un qui me fait observer que « le café théâtre est un art mineur », je réplique que « ça tombe bien, car je suis une fille du Nord »

 

 

 


 

Le lapin

Je n’aime pas le lapin. Or, lorsque je suis invitée et si possible, chez des amis que j’apprécie particulièrement, invariablement on me cuisine un lapin. J’ignore la raison de cette situation mais le fait est là : ma personne inspire le civet et le civet m’inspire des fous rires, parfois difficiles à expliquer aux autres...

Le premier spectacle que j’ai présenté, seule en scène, avait lieu dans un dans un cabaret restaurant : mes proches avaient réservé une table. Au menu : du lapin ! Pire, le vin qui avait été commandé manquait et le patron a apporté à la place du « Château CLAPIER ». J’y ai vu comme un signe.

J’ai donc foncé « au Lapin Agile », cabaret mythique de Paris. Je voulais absolument m’y présenter…à cause du nom du lieu,  persuadée que ma chance m’attendait là. C’est alors qu’on m’a dit que je devrais plutôt chanter : l’établissement est spécialisé dans la chanson française, ceci explique cela.  Moralité : à Montmartre, les lapins qui portent bonheur, c’est comme les chats noirs qui portent malheur: c’est une légende !

 

 

Ma voix 

J’ai systématiquement des soucis avec ma voix, lorsque je donne la première d’un spectacle : je suis abonnée aux extinctions de voix, flegmons et autres trachéites. La dernière en date c’est juillet dernier, quand j’ai joué mon nouveau spectacle pour la première fois au Bec Fin :  j’avais attrapé la coqueluche, moi qui rêve de l’être… Etre ou avoir, c’est toute la question.

 

 

Le théâtre et la voiture  

Quand je fais une activité qui a un rapport quelconque avec le théâtre, je suis incapable de me concentrer sur autre chose et notamment la conduite.

La radio

 

A l’époque du « tribunal des flagrants délires » à France Inter, Pierre Desproges faisait quotidiennement une intervention désopilante que je n’aurais loupé à aucun prix. Je roule sur l’autoroute du Nord. Desproges entame son réquisitoire contre l’invité du jour. Captivée par son discours et voulant mieux profiter de se traits d’esprit, je me mets à regarder l’auto radio ( ?). Dans le même temps, plus je ris, plus mon pied appuie sur l’accélérateur… Il faudra l’intervention affolée de mon passager pour donner coups de frein et de volant afin d’éviter de rentrer dans la voiture qui me précède. Depuis, cette réputation m’est restée : «  attention, Thérèse-Marie regarde la radio… »

 

 

Vanina

 

L’avant veille d’une représentation de « Don Juan » d’Eduardo Manet, Je me rends en voiture à l’ultime répétition. Embouteillages monstrueux, nous roulons au pas. Je sens ma voix faiblir depuis plusieurs jours. Afin de l’exercer et pour tromper l’ennui, je me mets en devoir de chanter « Vanina » de Dave, chanson qui, justement, passe à la radio sur laquelle je suis branchée. Dans l’intimité de mon véhicule (comme tout le monde, en voiture, je suis persuadée d’être à l’abri de tout, y compris des regards), je mets à hurler le refrain « Vanina a ! a ! a ! a !a ! » et à m’agiter en tous sens. Puis un gros « boum » : je viens d’emboutir la voiture qui est devant moi, à l’arrêt…les dégâts sont nuls mais le regard du conducteur en dit long sur ce qu’il a dû imaginer pendant tout le temps où il me voyait sautiller et brailler bouche largement ouverte, dans son rétroviseur.  

Le stop

 

Je répète un texte de Marivaux au retour de mon cours de théâtre. Le ton sur lequel je donne une réplique ne plait pas. Je profite alors d’un feu rouge pour essayer diverses manières de la dire. Le feu s’éternise…Tout à coup, je réalise que je ne suis pas arrêtée à un feu mais à un stop ! Je me mets à rire toute seule et je franchis allègrement le stop. Coup de frein d’un automobiliste qui venait à ma droite…Constatant ma bévue, je n’avais plus songé à regarder à gauche et à droite.

 

 

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