Introduction

 

             

Dialogue plein d’audace avec le public. L’humour y est travaillé par l’autodérision puisque Thérèse-Marie se met dans la peau des spectateurs qui la regardent, imagine ce qu’ils ressentent et décrit tous les subterfuges auxquels ils pourraient avoir recours pour fuir, si le spectacle s’avérait ennuyeux.  

 «Tenez essayez de vous endormir ! je vous vois, assis à 90°, sur des chaises confortables comme des bancs de la RATP… »

« En plus il fait une chaleur à crever et vous là bas, vous avez gardé votre tricot de peau en rhovyl sauvage du Damart Oriental. Impossible de le retirer, sauf à faire tourner de l’œil votre voisine… »

«Vous voulez sortir ?( On est tombé sur un (e) téméraire ! )Vous allez vous lever, votre chaise va grincer sur le sol avec un bruit d’enfer, tout le monde va se retourner, vous allez être mort(e) de honte »

 

 Yolande 

 

Thérèse-Marie a 10 ans, comme Yolande, sa meilleure amie. Yolande semble vieillie prématurément. L’entente entre les deux petites filles est parfaite, leur complicité totale. Elles se comprennent, sans mots. Pourtant, un jour, Yolande va « dire » le viol avec ses mots d’enfant. Les deux amies s’échapperont dans le rire, seul moyen d’alléger le poids de ce secret.  

«Elle a 10 ans. On dirait qu’elle a 40… » 

«Le dimanche, sa mère s’échine à lui mettre des bigoudis ; ça lui fait une drôle de tête, le lundi.»

«Elle m’a dit qu’avec son frère, ils s’entendaient bien mais le soir, ils font des choses. Des choses sales… »

«J’ai ri ! Mais j’ai ri ! Comme jamais j’avais ri ! Yolande, elle me regardait bizarre avec sa tête cabossée aux bigoudis …et puis, elle a ri aussi… »

 

 

 Réveillon

 

Une femme comble sa solitude, en se cultivant : théâtre, cinéma, littérature. Aigrie par la vie, délaissée par ses enfants, ses goûts se portent vers les œuvres plutôt austères ou ennuyeuses. Le soir du réveillon, sa voisine, Greta, une jeune fille étrangère, jolie et attentionnée, l’invite à passer la soirée chez elle avec ses amis. Elle accepte l’invitation, puis quitte prématurément la fête : la vue de Greta, aimant la vie, entourée et convoitée par les hommes, la ramène cruellement à sa propre condition. Elle esquive alors la réalité en détaillant les défauts dont elle affuble sa voisine.

«Elle n’a aucune conversation, mis à part celle qu’elle a dans le décolleté, bien sûr !»

« Pas besoin de la passer au micro ondes pour la chauffer. Avec la basse cour qu’elle se traînait derrière elle, ça sentait déjà la plume mouillée !»

«…Je ne sais pas si elle a de très belles jambes, ce qui est certain, c’est qu’elle a de très grandes jambes…maintenant quand tu fais 2 mètres, t’as pas de mal à avoir des jambes qui font 1,50 mètre…»

 Impromptu n° 1 

Plus de personnage sur scène. La comédienne et auteur, raconte les affres de l’écrivain et suggère au public de participer avec elle à l’écriture d’un dialogue sentimental. Le choix des mots employés aboutira à un discours désopilant, très éloigné de l’effet voulu.

 

 «Posons nos personnages : un homme, une femme. Restons classiques…»

«On ne peut pas dire : ‘ lui murmure-je ou lui susurre-je’…»

«mais écoutez donc ce que vous venez de m’écrire : ‘ je suppute qu’elle tapine’!  C’est absolument horrible comme phrase ! »

 

 Mourir

L’amour de la plume : c’est est le signe particulier de cette comédienne qui présente au public un texte très littéraire, qu’elle a écrit et qui porte le titre « MOURIR ».

Ce texte sera le prétexte, pour cette artiste dont le cabotinage va jusqu’à mettre en scène sa propre fin, à différentes élucubrations sur la manière la plus élégante de mourir. Le personnage finit par se rendre compte que ce qui est important, c’est d’être regretté.

 

«C’est idiot de dire ‘je veux mourir un soir de première’ Parce qu’un soir de première, on a les boyaux tellement à l’envers qu’on ne profite de rien…»

«Dalida, non plus n’est pas morte sur scène et pourtant, elle, elle l’avait promis à son public…»

«Disséquons un sportif : pas de danger de trouver des traces de conservateur. Tous les Marco Pantani du monde pourraient en témoigner…»

«Un enterrement où on ne pleure pas, c’est trop triste.»

 

 

 Impromptu n°2 

Thérèse-Marie revient parler à bâtons rompus, des mots qu’elle aime et des autres, tellement laids qu’ils ne méritent pas d’exister

 

«Concupiscence ! Voilà un raccourci saisissant de ce qu’il y a dans le regard de celui qui concupisce !»

«Cucurbitacée, c’est un mot qui sent le soufre, alors qu’en réalité, lorsque vous regardez un melon ou une pastèque…rien. Quoiqu’à bien y réfléchir…un concombre…»

«Faites gaffe quand vous allez chez le médecin, s’il vous annonce «Sarcome de Karposi », n’allez pas croire que cela a une relation quelconque avec le futur président de la république »

 

 Marcel

Marcel est un enfant rejeté, il s’enferme dans le silence et le travail au lieu de jouer les caïds comme la petite effrontée, chargée de le ramener de l’école, qui s’amuse à insulter les défunts dans le cimetière du village. Cela coûtera à Marcel d’être martyrisé au quotidien jusqu’à ce que la vérité éclate. Mais quelle vérité ? Ce texte raconte la férocité de l’enfance et ses conséquences tragiques.

 

«Marcel ! Ridicule. C’est vrai, c’est ridicule comme prénom.»

«Et puis…pas à la mode. C’est vrai qu’il n’y avait pas vraiment de mode pour les gamins à cette époque, mais lui, tu savais tout de suite qu’il n’était pas dans le coup.»

«Mort au champ d’honneur ? Tiens, v’là un bras d’honneur !»

«Il me regardait sans faiblir. Pas une larme. Moi aussi, je le regardais, je jubilais. Je ne l’avais pas loupé. Bien fait !»

 

 

 Impromptu n° 3 

Comme les impromptus précédents, Thérèse-Marie parle avec spontanéité de sa passion de la langue française, de ces mots désuets qui déguisent une autre vérité.

 

«Quelquefois, je ne sais pas, j’ai envie de me faire plaisir et je m’offre un ‘nonobstant’…»

«Peu me chaut, qui vient du verbe chaloir, c’est pareil que ‘ je vous emmerde ‘ mais c’est du mépris en robe du soir…»

«Brisons. Vous ne trouvez  pas que c’est d’une rare élégance ? Brisons. J’adore. Ça jette quand même plus que ‘ta gueule !’.» 

 

 47 ans 

 
 

 

Une artiste entreprend de vendre son spectacle et raconte ses déboires : apparemment, son âge serait un obstacle. S’ensuit une description comique et loufoque sur les « avantages » du vieillissement.  

«47 ans ! C’est pas un atout pour démarrer dans la vie.’ Il n’avait pas tout à fait tort, le type qui m’a balancé cette phrase à la figure…»

«C’est une belle saison, l’automne. Les feuilles tombent ! Mes seins avec…»

«Et je continuerai encore à jouer. Et si c’est pas dans les MJC ou les salles polyvalentes de banlieue, ce sera dans ma cuisine, en me regardant le portrait dans mes faitouts en inox, devant le chat qui m’écoutera avec un air idiot ! »

 

 

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